Chez le glossopoète

Spikolsös Volapüko!
Quelques pages sur le volapük…

Volapük Vifik: Lärnod Mälid
Retour vers le futur

Le futur

Mettre la bonne vitesse au bon moment, c’est toujours bien pour la boîte de vitesse et la voiture en général, qui ne manquera d’ailleurs pas de vous le signifier si jamais ce n’était pas le cas, par un bruit de grattement assez désagréable. Et cela, ce n’est bon ni pour le conducteur, ni pour la boîte de vitesse, ni pour la voiture…

Cela est vrai aussi pour les temps verbaux mal utilisés. Ça gratte terriblement, soit les yeux du lecteur, soit les oreilles de l’auditeur, quelle que soit la victime ! Apprenons donc ici à bien utiliser les temps du futur.

Le futur simple

Le futur simple en volapük porte bien son nom. Il suffit d’ajouter la lettre o- avant le verbe, et le tour est joué, il exprime le futur, c’est-à-dire un événement qui n’a pas encore eu lieu, mais qui est attendu comme très probable par le locuteur.

Le futur parfait

Mais le volapük ne s’arrête pas là, dans sa quête effrénée de la précision. En ajoutant la lettre u- avant le verbe, nous y apportons l’idée d’un futur qui a déjà eu lieu ! Pour bien comprendre,regardons quelques exemples :

Odelo ologob oli = Je te verrai demain (aucun doute possible !)
Klu ulogob oli = Donc, je t’aurai vu !

L’augment o- dans les autres mots

Notez bien le mot qui signifie « demain » dans l’exemple ci-dessus. Del n’est pas un verbe, comme vous le savez, mais un nom qui signifie « jour » ; en ajoutant o- qui porte son idée temporelle, on l’ajoute au mot. Le -o final n’a rien à voir avec les questions de temps, bien entendu, mais il nous dit que le mot est un adverbe. Odelo signifie donc « dans jour qui vient » : demain.

Passif

La formation des passifs futurs ne se distingue pas des autres ; il suffit d’ajouter p- à la voyelle temporelle :

Pologol fa ob = Tu seras vu par moi
Pulogol fa ob = Tu auras été vu par moi

Ordres et demandes expresses

Maintenant que nous avançons à pleine vitesse, gardons la sixième vitesse (on a une voiture récente) et passons à la suite : les ordres (youpie !) et les commandes.

Impératif

Les ordres sont donnés par l’addition de -öd à la fin du verbe (car il s’agit d’un mode, et non d’un temps) :

Logomöd! = Qu’il regarde !
Logobsöd! = Regardons !
Logonsöd! = Qu’ils regardent !

Avec l’ajout de -öd, il n’y a pas de doute : c’est un ordre. Que le destinataire du verbe le veuille ou non, il est attendu de lui qu’il obéisse ! C’est ce que l’on appelle le mode impératif, et si vous en êtes le destinataire, quoi qu’il vous arrive, vous devez le faire.

Optatif

Ce serait un peu sec de n’avoir que ce mode là, vous ne trouvez pas ? Il en existe un autre, une façon plus douce, plus polie et moins rude de donner des ordres, et que l’on appelle l’optatif. Pour l’utiliser, il suffit de mettre, à la place de -öd, -ös :

Logomös! = S’il pouvait regarder…
Logolös! = Regarde, s’il-te-plaît.
Logobsös! = Oh, si nous pouvions voir !

Vocabulaire

anik = ‘quelques’
as sam = ‘par exemple’
asoaro = ‘ce soir’
balido = ‘premièrement’
bäldikün = ‘aîné’
begö! = ‘s’il-vous-plaît !, s’il-te-plaît !’
benolabik = ‘riche’
bevü = ‘parmi’
cal = ‘une profession’
cifik = ‘principal’
da = ‘par, à travers’
dat = ‘afin que’
degtelid = ‘vingtième’
demü = ‘à cause de’
dot = ‘un doute’
= ‘concernant, sur’
dramat = ‘un drame’
drogan = ‘un pharmacien’
fiam = ‘une société, une entreprise, une firme’
gased = ‘un magazine, une revue’
glofön = ‘grandir’
gudikum (ka) = ‘mieux (que)’
jünu = ‘jusqu’à maintenant’
ka = ‘que’
kedet = ‘une ligne (dans une lettre)’
kis? = ‘quoi ?’
klavan = ‘un dactylo’
ko = ‘avec’
kod = ‘une raison’
= ‘près de, avec’
lätikün = ‘le plus récent’
lifayels = ‘années d’âge’
literat = ‘littérature’
livüpajäf = ‘un hobby’
lölik = ‘entier’
lunedikum (ka) = ‘plus fin (que)’
= ‘à (direction)’
medinav = ‘médecine’
musig = ‘musique’
nitedälön (dö) = ‘être interessé (par)’
notedil = ‘une petite remarque’
nutimik = ‘contemporain’
penedamäk = ‘un timbre-poste’
penön = ‘écrire’
plidön = ‘apprécier’
poedav = ‘poésie’
pospenäd = ‘un post-scriptum’
pöpajul = ‘une école primaire’
profäsoran = ‘un enseignant’
pük = ‘une langue’
seimik = ‘quelconque’
spelabo = ‘avec bon espoir’
spodan = ‘un correspondant’
spodön (ko) = ‘correspondre (avec)’
spot = ‘un sport’
sunädo = ‘immédiatement’
täno = ‘après’
tefü = ‘concernant’
tiädü = ‘titré’
tuvifiko = ‘trop rapidement’
ünü = ‘en l’espace de (temporel)’
valik = ‘tout’
vedön = ‘devenir’
vög = ‘une voix’
xam = ‘un examen’
zesüdik = ‘nécessairement’

Exercices

PENED LÜ HISPODAN

Tü del degtelid yulula, yela 20—

O flen Viktor!

Ereidob in gased lätikün tiädü «Vög Volapüka», das vilol spodön ko flens da vol lölik.

Epenol in notedil ola, das nitedälol dö dins mödik, as sam: spots, penedamäks, poedav, läns e püks valasotiks...e das no spodol atimo ko jiflen seimik.

Binob Janin: labob lifayelis degvel, e lödob in dom gretik. Bü yels jöl, fat obik äbinom profäsoran, ab anu binom büsidan benolabik! Labom bäldoti yelas mödikum ka foldegas. Mot obik binof tidan in pöpajul, e binof yunikum ka om. Plidof vemo cali at! Labob blodis tel: eli Samül, bäldotü yels degzül, kel binom bäldikün de blods oba, ed eli Peter, bäldotü yels zül, kel binom yunikünan (do nen dot ovedom lunedikum ka ob, bi glofom tu vifiko!) Jünu ebinob klavan lä fiam veütik: ünü yels tel, ovisitob niveri ad studön medinavi, bi vilob vedön drogan: täno ugetob xamis zesüdik oba.

Ed ol, kisi dunol-li calo?

Livüpajäfs cifik oba binons: musig, dramat e literat se läns valik!

Penolös obe sunädo, begö, dat okanobs gudikumo seivön odi!

Glidis gudikün ole ed olikanes

(sedof) Janin (jispodan balid ola, spelabo)

Pospenäd: Kikodo no nog labol-li jifleni bevü spodans olik?

1. Après avoir lu cette lettre, pourquoi ne pas en faire votre propre traduction ?

2. Observez : Labom bäldoti yelas mödikum ka kildegas = Il a la trentaine.

Écrivez : Il a la quarantaine ; Elle a la cinquantaine ; J’ai la soixantaine.


Vous pouvez maintenant au choix, soit vous rendre à la leçon 7, soit réviser la cinquième !